…avec son puits très profond où l’on peut apercevoir l’eau
tout au fond… ses « casemates » qui
servaient jadis de prison aux condamnés avec leurs gros barreaux en fer : Mathis,
toujours très intéressé par la nouveauté, s’est rendu compte que la vie dans
une prison ne devait pas être très agréable ! Cela ne l’a pas empêché de
courir partout, et de visiter le couloir « aux oubliettes » sans
avoir peur !
C'était notre dernière "Photo de la semaine" animée par Amartia...
Mais je pense qu'une copinaute est prête à prendre la relève que je suivrai volontiers avec autant de plaisir !
Bravo à Mireille,
notre « mimi du Sud », qui a
trouvé du premier coup le nom du village : c’est bien YVOIREqui se cachait derrière ses
« Chapeaux
et parapluies» !
Mention spéciale pour Tilia, notre « Sherlock
Holmes » du web, qui, non contente de nous donner le nom du village, nous offre
en prime le nom de la rue, le numéro, et le détail de la boutique ! A
croire qu’elle y a déjà mis les pieds !
Aloïs, avec un peu retard il est vrai, a trouvé aussi la bonne réponse.
BRAVO À VOUS 3 et merci aux autres participantes pour vos petits mots toujours très sympas.
Voici pour preuve cette photo où, en cherchant bien, vous retrouverez l’un
des chapeaux présentés l’autre jour.
C’est sans doute le clocher très caractéristique, brillant
de mille feux, qui a dû vous mettre sur
la voie :
Cette église dédiée àSaint Pancraceest porteuse d'un passé chargé d'histoire.
Elle a été transformée à plusieurs reprises. Le clocher actuel est unclocher à bulbe, typique de l'architecture religieuse
savoyarde et piémontaise. Il a été construit entre 1856 et 1858. Au départ il
était recouvert d'écailles en fer étamé. Au fil du temps le clocher a
rouillé ; il est maintenant recouvert d'acier inoxydable ; la flèche
et le coq à son faîte sont recouverts d'or»
Ce village médiéval, sur la rive gauche du Lac Léman,
surprend par son port de plaisance qui nous ferait presque croire que nous
sommes retournés sur la Côte d’Azur…
… balayée par le Mistral !
Yvoire, c’est aussi un château, qui a très fière allure,
dominant les berges du Lac Léman : malheureusement, il ne se visite pas.
Au début duxive siècle,
le château-fort d'Yvoire est construit, sur une pointe dominant le lac Léman,
par le ComteAmédée
V de Savoie, sur
l'emplacement d'une ancienne place forte. Il est entouré d'un bourg fortifié
destiné à commander le passage entre Genève et l'Italie par la haute vallée du
Rhône. Sa position stratégique permet de surveiller la navigation entre le
petit lac et le grand lac du Léman. Auxvie siècle,
le château est incendié et les remparts dévastés au cours du conflit opposant
les Bernois, les Genevois et les Français au duc de Savoie. Le château n' est
que partiellement relevé de ses ruines. Au début duxxe siècle le
château d'Yvoire est restauré par la famille savoisienneBouvier d'Yvoirequi l'occupe depuis le milieu duxviie siècle. »
Beaucoup d’animation ce jour-là, car c’était la fête de
l’Ane ! Et des ânes, il y en avait beaucoup sur la petite place du
village, faisant le bonheur des petits et des grands :
Au hasard des ruelles, je découvre avec bonheur de très
jolies maisons fleuries :
Des boutiques originales
Sans oublier les fleurs !
QUELQUES LIENS INTÉRESSANTS
Pour découvrir de très belles photos : CLIQUEZ ICI
…traduira ma stupeur
en découvrant le château d’Orgeix,
privé de son lac
de Campauleil dans lequel j’ai l’habitude de le voir se mirer si
joliment lorsque je remonte la vallée de l’Oriège.
La première photo avait été prise à l’automne 2008.
La
seconde cette semaine, lors de notre escapade en vallée d’Orlu. Beaucoup de
verdure en remplacement du lac aujourd’hui asséché…
Que s’est-il passé ?
Après une petite recherche sur le NET, voici l’explication
de ce changement :
(cliquez sur les liens ci-après pour visionner la vidéo
associée).
Des travaux de curage
du barrage de Campauleil, qui était fortement envasé, sont en cours depuis
le printemps 2013, et devraient durer deux années.
Affaire à suivre…
Ce château appartenant à sa famille, je ne peux qu’avoir une
pensée pour Jean-François de Thonel, 5emarquis d’Orgeix, appelé
aussi Jean d’Orgeix, acteur
sous le nom de Jean Pâqui et grand cavalier de saut d’obstacles, il fut un aventurier infatigable.
(petite escapade... sans internet pendant une semaine... cette fois-ci du côté de l'Atlantique)
LA DÉCOUVERTE DU CHÂTEAU
Vous vous sentez une âme de seigneur du moyen âge ?
Alors n’hésitez pas, allez visiter le CHATEAU DE BONAGUIL, imprégnez vous de
l’atmosphère se dégageant des vieilles pierres constituant ses hautes murailles
qui surplombent la vallée…
Vous l’apercevrez d’abord de loin…
Construit sur un rocher abrupt en avant d’une colline, il
bénéficie d’une situation géographique propice à sa défense : normal,
c’est un vrai CHATEAU FORT !
Prenez le temps de vous arrêter… en réclamant un « Stop
photo » à votre chauffeur favori qui ne pourra vous le refuser !
Puis, progressivement, approchez vous…
Tours et donjons dominent le village…
C’est le type même des châteaux forts qui me faisaient rêver
étant petite, et même encore maintenant.
Plusieurs siècles ont été nécessaires pour ériger cet
édifice :
Débutée au XIIIe siècle, la construction s’est poursuivie sous
la houlette du puissant Bérenger de Roquefeuil qui n’hésitera pas à le doter
des meilleures trouvailles architecturales pour perfectionner sa défense :
il .avait tellement peur d’être attaqué !
Manque de pot (ou chance ?), le château n’a jamais subit d’assaut, bien
que tout soit prévu pour faire face à l’ennemi tant redouté.
Admirez cette barbacane percée de meurtrières et de
canonnières : elle constitue l’entrée principale… avec ses murs de 4 m
d’épaisseur : ils ne lésinaient pas en ce temps là !
Pour compléter la panoplie… quelques tours accrochées aux
rochers offraient protection aux hôtes des lieux, et tant pis s’ils avaient le
vertige !
Bien malins ceux qui
auraient pu escalader la falaise pour envahir le haut donjon (XVe et XVIe
siècle : 6 pièces, trois niveaux, terrasse panoramique) :
ils auraient eu quelques difficultés à passer les 7 ponts
levis enjambant les profonds fossés…
… Tout en essayant d’échapper aux feux nourris du
« MOINEAU » dont ils se seraient bien demandé, au passage, où se
situait l’entrée (invisible puisque relié à une grotte et une galerie
souterraine).
Le château de Bonaguil avait l’ambition d’être IMPRENABLE :
le problème, c’est que personne n’a eu envie de le prendre !
Mais il offrait aussi des commodités intéressantes pour être
habité :
Un puits de 50 m de profondeur utilisant une diaclase naturelle un peu
élargie approvisionnait le site en eau grâce aux infiltrations et aux
ruissellements naturels.
Certaines portes d’accès aux tours ne manquaient pas de
charme :
J’ai beaucoup aimé les
cheminées monumentales… imaginant aisément les feux ronflants les jours
d’hiver. Les planchers ont disparu depuis longtemps et elles semblent
suspendues aux murs, bien accrochées…
Tandis que par la fenêtre éternellement ouverte…
on entend souffler le vent…
La révolution française a eu raison de Bonaguil en abattant
les constructions servant de logis, sans oublier de décapiter les tours… (ils
aimaient bien « décapiter » en ce temps là)
Il nous reste de belles ruines, des pans de murs encore
solides offrant des perspectives intéressantes, et des vues plongeantes
impressionnantes.
BONAGUIL n’est plus maintenant habité que par les pigeons… Qui
trouvent la situation dominante très à leur goût, et on les comprend : dès
la fermeture des portes, ils deviennent les seigneurs du château !
LE COIN PEINTURE
1 seul tableau datant de 1851 (auteur inconnu) est exposé
dans la grande salle du donjon :
Estampe représentant le château de Bonaguil (avec restauration de Viollet-le-Duc)
LE COIN HISTORIQUE Château de
Bonaguil… par Wikipedia vous donnera
plus amples renseignements historiques.
LE COIN VIDÉO
Vous avez aimé les photos ?
Vivez une visite en direct dans cette vidéo extraite de l’émission :
« DES
RACINES ET DES AILES », consacrée aux châteaux forts, et retrouvez
l’ambiance de ce lieu si particulier et chargé d’histoire.
UN DERNIER
REGARD
Belle exposition au soleil couchant
Juste avant de repartir, un dernier regard :
Et plein de souvenirs…
(Je me suis aidée du dépliant touristique distribué à
l’entrée pour écrire ce billet).
Décidément, ce château de DURAS me plait beaucoup !
Après les algues, mousses et moisissures qui ont tant fait
mon bonheur, je reste en extase devant ce que j’appellerais la « Galerie
des arts moins naturels ».
Elle s’ouvre sur une porte... très colorée :
Cette fois, ce sont les jaunes, ocre, beiges, blancs qui
nous offrent leur festival. Peintures écaillées, ciment apparent : tout ce
qu’il faut pour offrir une harmonie chaude dans ces pièces où règne malgré
tout… une certaine fraîcheur !
Ces murs sont comme un livre ouvert… où les pages se
tournent, livrant leurs secrets à ceux qui savent les déchiffrer.
Géographie inscrite sur les murs, ce sont des continents
inconnus qui se dessinent peu à peu, sous nos yeux éblouis ! … Avec leurs
océans de souffre, leurs plaines laiteuses, et leurs montagnes sombres.
Tandis qu’un peu plus loin, le mur aux graffitis dévoile son histoire :
«Si tu regardes des murs souillés de beaucoup de taches ou faits de pierres multicolores avec l’idée d’imaginer quelque scène, tu y trouveras par analogie des paysages au décor de montagnes, rivières, rochers, arbres, plaines et collines de toutes sortes. Tu pourrais y voir aussi des batailles et des figures aux gestes vifs et d’étranges visages et costumes et une infinité de choses.»