LA DÉCOUVERTE DU CHÂTEAU
Vous vous sentez une âme de seigneur du moyen âge ?
Alors n’hésitez pas, allez visiter le
CHATEAU DE BONAGUIL, imprégnez vous de
l’atmosphère se dégageant des vieilles pierres constituant ses hautes murailles
qui surplombent la vallée…
Vous l’apercevrez d’abord de loin…
Construit sur un rocher abrupt en avant d’une colline, il
bénéficie d’une situation géographique propice à sa défense : normal,
c’est un vrai
CHATEAU FORT !
Prenez le temps de vous arrêter… en réclamant un « Stop
photo » à votre chauffeur favori qui ne pourra vous le refuser !
Puis, progressivement, approchez vous…
Tours et donjons dominent le village…
C’est le type même des châteaux forts qui me faisaient rêver
étant petite, et même encore maintenant.
Plusieurs siècles ont été nécessaires pour ériger cet
édifice :
Débutée au XIIIe siècle, la construction s’est poursuivie sous
la houlette du puissant Bérenger de Roquefeuil qui n’hésitera pas à le doter
des meilleures trouvailles architecturales pour perfectionner sa défense :
il .avait tellement peur d’être attaqué !
Manque de pot (ou chance ?), le château n’a jamais subit d’assaut, bien
que tout soit prévu pour faire face à l’ennemi tant redouté.
Admirez cette barbacane percée de meurtrières et de
canonnières : elle constitue l’entrée principale… avec ses murs de 4 m
d’épaisseur : ils ne lésinaient pas en ce temps là !
Pour compléter la panoplie… quelques tours accrochées aux
rochers offraient protection aux hôtes des lieux, et tant pis s’ils avaient le
vertige !
Bien malins ceux qui
auraient pu escalader la falaise pour envahir le haut donjon (XVe et XVIe
siècle : 6 pièces, trois niveaux, terrasse panoramique) :
ils auraient eu quelques difficultés à passer les 7 ponts
levis enjambant les profonds fossés…
… Tout en essayant d’échapper aux feux nourris du
« MOINEAU » dont ils se seraient bien demandé, au passage, où se
situait l’entrée (invisible puisque relié à une grotte et une galerie
souterraine).
Le château de Bonaguil avait l’ambition d’être IMPRENABLE :
le problème, c’est que personne n’a eu envie de le prendre !
Mais il offrait aussi des commodités intéressantes pour être
habité :
Un puits de 50 m de profondeur utilisant une diaclase naturelle un peu
élargie approvisionnait le site en eau grâce aux infiltrations et aux
ruissellements naturels.
Certaines portes d’accès aux tours ne manquaient pas de
charme :
J’ai beaucoup aimé les
cheminées monumentales… imaginant aisément les feux ronflants les jours
d’hiver. Les planchers ont disparu depuis longtemps et elles semblent
suspendues aux murs, bien accrochées…
Tandis que par la fenêtre éternellement ouverte…
on entend souffler le vent…


La révolution française a eu raison de Bonaguil en abattant
les constructions servant de logis, sans oublier de décapiter les tours… (ils
aimaient bien « décapiter » en ce temps là)
Il nous reste de belles ruines, des pans de murs encore
solides offrant des perspectives intéressantes, et des vues plongeantes
impressionnantes.
BONAGUIL n’est plus maintenant habité que par les pigeons… Qui
trouvent la situation dominante très à leur goût, et on les comprend : dès
la fermeture des portes, ils deviennent les seigneurs du château !
LE COIN PEINTURE
1 seul tableau datant de 1851 (auteur inconnu) est exposé
dans la grande salle du donjon :
Estampe représentant le château de Bonaguil (avec restauration de Viollet-le-Duc)
par
Pilou : Bonaguil - aquarelle
LE COIN HISTORIQUE
Château de
Bonaguil… par Wikipedia vous donnera
plus amples renseignements historiques.
LE COIN VIDÉO
Vous avez aimé les photos ?
Vivez une visite en direct dans cette vidéo extraite de l’émission :
« DES
RACINES ET DES AILES », consacrée aux châteaux forts, et retrouvez
l’ambiance de ce lieu si particulier et chargé d’histoire.
UN DERNIER
REGARD
Belle exposition au soleil couchant
Juste avant de repartir, un dernier regard :
Et plein de souvenirs…
(Je me suis aidée du dépliant touristique distribué à
l’entrée pour écrire ce billet).